Entrepreneuriat social

Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /2009 10:32

 

CONTACTS

Adresser tous courriers à :

Monsieur le Président

AFRICA RECORDS

21 BP 135 Abidjan 21

Côte d’Ivoire

Téléphone : 00225 06 24 55 55

Messagerie : courriel.ar@gmail.com

 

L’ONG Africa Records (ONG) à travers l’un de ses partenaires dispose d’un pôle de compétences qui aura pour vocation d’examiner, de sélectionner et de traiter les dossiers concernant un certain nombre de projets de la Côte d’Ivoire.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une véritable politique globale et cohérente au titre de :

La solidarité numérique,

Le développement durable,

La coopération décentralisée,

L’aide médicale,

La lutte contre l’exploitation de l’enfance vulnérable,

La lutte contre la maltraitance des plus faibles.

Cette politique créée les conditions qui permettront à toutes et à tous d’être des citoyens du Monde, actifs, engagés et solidaires.

Elle permettra l’acquisition des moyens de vivre au pays dans les meilleures conditions possibles en toute autonomie, en veillant à l’accueil qu’elle fera aux porteurs de projets, à l’attention qu’elle portera à leurs besoins, à l’écoute qu’elle réservera à leurs idées et au parrainage qu’elle accordera à leur pérennité.

La dimension solidaire sera présente à travers de nombreuses et diverses initiatives mondiales.

L’Education, la Formation, le Développement Economique, les Transports et l’Aménagement du Territoire constituent un cadre de compétences et avec le Logement, la Santé, le Sport, la Culture et la Vie Associative un cadre de références.

Ce sont autant de leviers pour élaborer et conduire une politique globale cohérente et lisible.

Celle-ci s’articule autour de cinq cadres d’actions identifiés servant tous les objectifs centraux de l’ONG, la solidarité internationale, le partage, le développement durable et la coopération décentralisée :

- Une vie quotidienne facilitée,

- Un développement du plein potentiel local,

- Un environnement préservé,

- Un sentiment d’appartenance développé à une communauté internationale solidaire,

- Une volonté personnelle affirmée de créer son propre avenir.

Africa Records et ses partenaires (ONG & OSI) veilleront à l’intégration des aides financières octroyées et à la réalisation des objectifs.


La date limite de réception des dossiers est fixée au 15 décembre 2009 


Veuillez télécharger le Dossier de demande d’étude de financement et la liste des pièces à joindre à :

http://entrepreneurssociaux.ning.com/forum/topics/appel-a-projets-2010

Merci de nous aider à une large diffusion de cette annonce auprès de vos contacts.

Par ONG AFRICA RECORDS - Publié dans : Entrepreneuriat social
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /2009 15:46
L’ONG Africa Records dans le cadre de partenariats conclus pour certains ou en cours de conclusion pour d’autres avec des partenaires internationaux, soutien à travers des projets élaborés et montés par des ASSOCIATIONS ONG ivoiriennes intervenant dans tous les secteurs : développement durable et équitable, la coopération décentralisée, la solidarité numérique, le tourisme, les échanges universitaires, les jumelages, l’initiative et l’assistance bénévole dans tous les domaines de l’activité humaine dont l’agriculture, le commerce, les services, les professions libérales, l’artisanat et l’industrie afin de rétablir l’autosuffisance, de favoriser l’aide aux scientifiques, de coopérer à l’éradication de tous les fléaux, de mettre en place des énergies renouvelables, de constituer un véritable partenariat avec les organismes publics ou privés, nationaux ou internationaux, les ONG et en général, toutes actions permettant aussi de resserrer les liens avec les partenaires traditionnels…. en cours de réalisation et/ou en cours d’étude.

1) Si vous avez une expertise dans un domaine qui peut intéresser les associations en tout genre,
2) Si vous voulez développer de nouvelles activités dans un environnement associatif,
3) Africa Records recherche régulièrement des experts pour ses missions courte et moyenne durée, ainsi que des assistants techniques pour des projets longs termes. Nous sommes à la recherche des Expertises et des Experts Techniques d’Interventions suivants :

• SECTEURS D'ACTIVITES:
-Agriculture et élevage
-Santé et nutrition
-Education, alphabétisation, genre
-Eau potable
-Microfinance
-Développement rural
-Environnement et assainissement
-Transport rural
-Soutien à l'électrification rurale
-Droits humains
-la gouvernance démocratique
-Promotion de la bonne gouvernance, de la créativité et de l'excellence;
-Promotion des valeurs africaines
-Sécurité Alimentaire -Micro entreprise
-Coopération pacifique;
-La solidarité numérique
-Le tourisme,
-Les échanges universitaires, les jumelages, -L’initiative et l’assistance bénévole dans tous les domaines de l’activité humaine
-Le commerce, les services, les professions libérales,
-L’artisanat et l’industrie afin de rétablir l’autosuffisance, de favoriser l’aide aux scientifiques, de coopérer à l’éradication de tous les fléaux, de mettre en place des énergies renouvelables, de constituer un véritable partenariat avec les organismes publics ou privés, nationaux ou internationaux, les ONG.

• DOMAINES POUR LES CONSULTANTS:
- Formation et mise en oeuvre de programmes et projets de développement durable;
- Appui à l'élaboration et la mise en oeuvre de plans nationaux de développement ;
- Formation technique des acteurs de développement ;
- Suivi évaluation des programmes et projets de développement ;
- Appui aux projets à travers la collecte de fonds et la recherche de financement ;
- Appui institutionnel des organisations impliquées dans la mise en oeuvre des programmes et projets ;
- Management des ressources humaines
- Planification financière
- Gestion comptable et financière des projets et programmes
- Organisation de dispositif d'appui facilitation des actions de programmes et projets en exécution
- Appui à l'organisation matérielle et technique des ateliers et séminaires (conception de documents pédagogiques, mise à disposition de support d'atelier gestion des participants;
- Facilitation et rapportage de séminaires et ateliers
- Audit, Contrôle de Gestion,
- Juridique,

4) Africa Records à cet effet, réfléchit avec vous en vue d’un partenariat ponctuel ou permanent.
5) Vous pouvez nous adresser votre CV, de préférence, en format WORD, à l’adresse suivante :

courriel.ar@gmail.com

6) Merci de bien préciser :
*Vos domaines de compétence,
*Vos secteurs d’intervention,
*Vos coordonnées mail et téléphone (valides),
*vos recherches (missions de consultation et/ou postes projet).

Africa Records est pour la diversité et encourage l'excellence. Nous nous intéressons à toutes les candidatures.
Par ONG AFRICA RECORDS - Publié dans : Entrepreneuriat social
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /2009 22:26
Cher (e) Membre,

Dans le cadre du lancement des activités du Réseau des Entrepreneurs Sociaux RES et d'une nouvelle approche méthodologique, en vue de faire davantage connaître le(RES et surtout de porter nos idées les plus saisissantes vers les voix les plus réceptives d'Afrique et d'ailleurs,
Nous lançons le présent appel pour le recrutement de "Consultants bénévoles" dans les secteurs de l'économie, de la politique, des sciences sociales, de la traduction de l’interprétariat, etc.
Les Consultants bénévoles seront considérés comme des volontaires de Africa Records et devront apporter leur contribution au meilleur traitement de tel ou tel sujet du ressort de leur expérience.

Il faut reconnaître que le RES à travers Africa Records compte de plus en plus de membres (en additionnant ceux qui sont sur VIADEO et Facebook) qui attendent des actions concrètes, des initiatives...
Nous gagnerons donc ce pari "sur les beaux discours" avec votre concours de toujours.

PS: Nous ne favoriserons aucune candidature pour la simple raison que cet engagement doit venir du coeur!!!

Merci de nous contacter à l'adresse suivante: social.entreprise@gmail.com ou courriel.ar@gmail.com

Bien Cordialement
Bouraïman Koné
Fondateur, Président d’Africa Records
http://www.africa-records.over-blog.org

Fondateur, Promoteur du
RES Réseau des Entrepreneurs Sociaux
http://entrepreneurssociaux.ning.com
Par ONG AFRICA RECORDS - Publié dans : Entrepreneuriat social - Communauté : peace hope unity
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /2009 14:08

Le “social entrepreneurship” (entrepreneuriat social/entreprenariat social) est un concept d’origine anglo-saxonne qui a bien du mal à prendre racine en France. L’idée est d’utiliser les forces du marché pour rendre le monde meilleur, de créer des entreprises lucratives dont l’activité économique a été conçue de manière à résoudre une problématique sociale voire humanitaire. Faire de l’entreprise un outil pour changer le monde. Sympa, non ?

L’exemple le plus connu est celui des entreprises de microcrédit, à l’image de la Grameen Bank de Mohamed Yunus, pionnier en la matière depuis les années 1970. La Grameen Bank s’est développée en offrant des prêts de quelques dollars à des paysans du Bangladesh pour qu’ils investissent dans une charette pour vendre à meilleur prix leurs légumes au marché du gros village voisin plutôt que d’être coincé dans leur petit bled où les “bons clients” ne se rendent pas. (Excusez le raccourci un peu caricatural !) Jusqu’alors, les banques refusaient de gérer des prêts aussi petits (trop de coûts administratifs) et des emprunteurs aussi peu fiables (comment gérer le risque de non-remboursement). Aujourd’hui, l’entreprenariat social est bien loin de se limiter aux activités bancaires en milieu rural mais touche tous les secteurs économiques, de la santé aux télécommunications en passant par l’énergie et le traitement de l’eau. De nombreux sites, livres et podcasts témoignent de l’aventure des entrepreneurs sociaux.

Le principe économique de base qui permet ce genre d’activités me semble être celui des innovations de rupture visant des non-consommateurs. Telle que présentée par Clayton Christensen, le principe est le suivant. Sur un marché donné, il y a des barrières à l’entrée pour les consommateurs : le produit est trop compliqué à consommer, le prix d’entrée de gamme est trop élevée pour le pouvoir d’achat, etc. Un innovateur introduit un nouveau produit qui lève cette barrière à l’entrée. Il propose par exemple une offre “à bas coût” qui repose par exemple sur une forte informatisation des process administratifs sous-jacents. Ce faisant, il permet à des (ex-) non-consommateurs d’accéder à ce marché. Il élargit donc considérablement celui-ci et vient concurrencer “par le bas” les sociétés déjà établies sur ce marché. Celles-ci rechignent souvent à lutter contre cette nouvelle concurrence car elle se font plus de marge sur le haut de gamme (auprès de leurs “bons clients”). Ce faisant, elles laissent se développer l’innovateur sans s’en préoccuper outre mesure. Pourtant, c’est bien souvent ce genre d’innovation qui peut ensuite conquérir l’ensemble du marché en question. Elle accule alors les offreurs classiques dans un haut de gamme dont la qualité dépasse déjà largement les attentes du marché alors que le produit innovant a progressé au point d’être “sufisamment bon” pour la plus grosse part de ce marché (”le mieux est l’ennemi du bien”).

Plus simplement, comme me le résumait le dirigeant d’un cabinet de conseil humaniste (ou était-ce le dirigeant humaniste d’un cabinet de conseil ?), il s’agirait de vendre à des pauvres des petits pois à l’unité plutôt qu’en boîte de 1 kg. Il y a un peu de ça. Et il est vrai qu’un livre de référence sur le sujet s’intitule “The Fortune at the Bottom of the Pyramid“. L’idée est que notre société est une pyramide à la base de laquelle vit une très large masse de personnes n’ayant qu’un pouvoir d’achat extrêmement faible mais dont la masse totale représente une source de revenus non négligeable pour les entreprises.

Alors, que faut-il penser de cela ? S’agit-il :

  • d’un alibi cynique pour une nouvelle forme de consommation de masse ?
  • d’un concept “à l’américaine” qui n’a pas de validité en Europe ?
  • d’une forme d’entreprenariat réservée aux pays du Tiers Monde ?
  • d’un phénomène économique récurrent que l’on veut faire passer pour une révolution de nos sociétés ?
  • d’un non-phénomène capturé par des journalistes en mal d’effet de mode ?
  • d’une nouvelle manière de profiter de la pauvreté sous couvert d’oeuvre caritative ?
  • d’un levier capitaliste pour changer le monde (en mieux) là où les utopies politiques ont échoué ?

Il y a sans doute un peu de tout cela, mais un peu seulement.

De mon point de vue, il s’agit d’un phénomène économique connu (les innovations ouvrant de nouveaux marchés de consommation de masse) mais qui prend un caractère nouveau lorsqu’il atteint des populations extrêmement nombreuses et extrêmement pauvres. Ce phénomène est alors exploité par des pionniers humanistes qui profitent des forces du marché pour satisfaire leurs idéaux de changement social (ce qui me semble une chose extrêmement bonne !).

Les choses deviendront peut-être plus discutables lorsque l’ère des pionniers sera dépassée et que “les grandes entreprises” seront les premières à investir sur “la vente de petits pois à l’unité”. Elles se présenteront sans doute alors comme motivées par la même volonté de changement humaniste et cette motivation sera justement mise en doute. Mais ce sera sans doute très bien d’en être arrivés là car cela signifiera que le monde économique a dans l’idée que “les pauvres” ont de la valeur… ne serait-ce que dans leur petit portefeuille ! Et vaut-il mieux manger un petit pois vendu à l’unité par une multinationale ou bien mourir de faim car la boîte de petit pois est hors de prix ?

Bref, ce que j’en retiens, c’est que celui qui veut rendre le monde meilleur dispose d’un moyen efficace pour le faire : innover “par le bas” et entreprendre pour vendre à bas coût des produits et services aux plus pauvres qui n’y avaient jusque là pas accès. Bien sûr, l’entrepreneur social peut aller encore plus loin. Il peut par exemple adopter les principes de l’économie de communion pour rendre son entreprise plus résiliente, plus résistante aux crises économiques car ancrée dans une forte solidarité avec ses clients, fournisseurs, employés et investisseurs.

Et chez nous ? La première question qui me vient à l’esprit c’est que, en France, nous n’avons peut-être pas assez de pauvres pour que l’entreprenariat social soit encore vraiment rentable. (Ceux d’entre vous qui n’avaient pas encore vomi en lisant les paragraphes ci-dessus s’y sont peut-être mis ou bien se contentent de s’arracher les cheveux en lisant la phrase précédente. Vous me direz. Mais bon, franchement, si ce n’est pas cela…) Ou peut-être est-ce plutôt notre déficit d’esprit entreprenarial ? Ou le “retard français” en matière de nouvelles technologies ? Ou les effets de Tchernobyl ?… Ou parce que le chapitre français d’Ashoka n’a pas fini de lever son budget d’1,5 millions d’Euros pour identifier les entrepreneurs sociaux français ? La vaste majorité des entrepreneurs sociaux cités en exemple par les fondations et auteurs spécialisés viennent des pays du tiers monde. Certes, il y a bien quelques entrepreneurs sociaux américains… Mais rien en Europe de l’Ouest. Et peut-on encore parler d’entreprenariat social lorsqu’il s’agit simplement d’appliquer au monde associatif un mode de gestion issu de l’entreprise, à la manière du management associatif moderne ?

Par ONG AFRICA RECORDS - Publié dans : Entrepreneuriat social
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Mardi 14 avril 2009 2 14 /04 /2009 14:04

Définition

Selon la définition couramment admise, les entrepreneurs sociaux sont des individus qui portent des solutions innovantes à des problèmes pressants de la société. Ils identifient des approches innovantes pour résoudre des problèmes qui apparaissaient souvent comme insolubles. Les entrepreneurs ont ou développent la capacité à apporter des solutions concrètes, et à concilier l’approche économique avec des objectifs sociaux. Cependant, cette capacité n'annule pas nécessairement la tension commune entre objectifs sociaux et économiques. Ce n’est pas un concept totalement nouveau puisqu’il y avait déjà un « Palais de l’Economie Sociale » à l’Exposition Universelle de 1900 à Paris, regroupant des coopératives, des mutuelles, et des entrepreneurs sociaux. La réflexion sur l’apport des entrepreneurs sociaux est cependant plus récente en France que dans d’autres pays, notamment les pays anglo-saxons.

Entrepreneuriat social et entrepreneuriat collectif

Les relations de l’entrepreneuriat social avec la notion de collectivité, soit dans l’entreprise, soit plus largement dans la société, et donc avec l’Etat, sont un sujet de débat intéressant. L’économie sociale et solidaire, par exemple, inclut a priori des formes plus collectives d’entrepreneuriat, mais on s'accorde généralement sur le fait qu’il est nécessaire de regarder au-delà des statuts juridiques, qui ne déterminent pas nécessairement le fonctionnement et l’objet social réel de l’entreprise. Par exemple, certaines coopératives ou mutuelles fonctionnent plus sur des critères de rentabilité économique que sur un objet d’utilité sociale, tandis que certaines entreprises classiques innovent socialement, et ont une utilité certaine, malgré leur forme juridique reposant sur l’importance prépondérante du capital dans les instances de décisions. De même, l’entrepreneur social ne se positionne pas nécessairement dans un champ libéral contre l’Etat, mais peut chercher des ressources économiques mixtes (ou "hybrides", dans le jargon de l’économie sociale et solidaire).

En France, la réflexion demeure très binaire, sur ces questions. Derrière un entrepreneur social, il y a souvent un projet et une équipe efficace, permettant de faire vivre ce projet. Certaines personnes situent ainsi l’entrepreneuriat social dans l’économie sociale et solidaire, tandis que d’autres identifient cette dernière avec des formes exclusivement collectives de gestion d'entreprise.

Entrepreneuriat social et management

Les outils classiques du management peuvent être utiles aux entrepreneurs sociaux (par exemple l’entretien individuel annuel du salarié), aussi bien que les techniques d’ « alter-management ». Ces outils peuvent être vus comme neutres, et être utiles donc à plusieurs fins, aussi bien capitalistique que sociale. Il existe depuis quelques années en France des syndicats d’employeurs de l’économie sociale, mais encore rien d’équivalent dans le domaine de l’entrepreneuriat social. Cependant, certaines écoles de commerce françaises (Chaire d'entrepreneuriat social de l'ESSEC et chaire de Social Business de HEC notamment, en création pour cette dernière) et fondations s’y intéressent.

Exemples d'entrepreneurs sociaux

 

Muhammad Yunus en décembre 2004

Muhammad Yunus (né le 28 juin 1940 à Chittagong) est un économiste et entrepreneur bangladais connu pour avoir fondé la première institution de microcrédit, la Grameen Bank ; ce qui lui valu le Prix Nobel de la paix en 2006. Il est surnommé le « banquier des pauvres »[1].

(voir wikipédia)

Enfance et famille

Issu d'une famille aisée[2], troisième enfant d'une famille de quatorze enfants, dont cinq sont morts en bas âge[3], Muhammad Yunus nait le 28 juin 1940 dans le village de Bathua, Hathazari, dans le district de Chittagong, qui faisait alors partie de l’Inde sous colonisation anglaise[4]. Il passe les premières années dans son village natal puis sa famille s'installe en 1947 à Chittagong, la seconde ville du Bangladesh, où son père, Hazi Dula Mia Shoudagar, tient une bijouterie. Dans son autobiographie, Yunus présente son père comme un musulman pieux, soucieux de mener une existence sobre au plan matériel. Il souligne également l'ouverture de ses parents à l'égard du monde occidental.

Yunus se marie une premìère fois aux États-Unis en 1970, avec une jeune américaine d'origine russe, Vera Forostenko, qu'il rencontre à l'Université Vanderbilt[5]. Ils eurent en 1977 une fille, Monica Yunus qui est pianiste à New York[6]. Il divorce et se remarie en 1980 avec Afrozi Yunus, une professeur de physique de l'université de Jahangirnagar, avec qui il a eu sa seconde fille, Dina Yunus. Un de ses frères est également dans le milieu académique. Muhammad Ibrahim est professeur de physique à l'université de Dhaka et Muhammad Jahangir est un présentateur de télévision..

Formation

Yunus étudie les premières années dans l'école de son village natal puis à l'école primaire Lamabazar et au Chittagong Collegiate School. Yunus fait son premier voyage à l'âge de treize ans grâce aux boyscouts. Il se rend au Pakistan occidental pour une rencontre nationale de boyscouts, Jamboree Boy Scout National. À l'occasion d'une rencontre internationale, Jamboree Scout Mondial de 1955, qui se tient au Canada il en profite pour visiter l'Europe et le Moyen-Orient. C’est ainsi que le jeune homme parcourt l’Inde, l’Amérique du Nord, l’Europe, se rend au Japon et aux Philippines à l'occasion de ses grands rassemblements internationaux.

En 1957, il s'inscrit en économie à l'université de Dhaka et obtient son Bachelor of Arts en 1960 et son Master of Arts l'année suivante. Une fois ces diplômes en poche, il devient enseignant en économie au Chittagong College. À 21 ans, il se fait entrepreneur, en mettant sur pied la première usine high-tech d’emballage et d’impression du Pakistan oriental. L’affaire est une réussite. La banque d'État Industrial Bank propose à Yunus un très gros prêt (10 millions de takas) mais en 1965 Yunus préfère abandonner la gestion à ses jeunes frères pour partir préparer un doctorat aux États-Unis, grâce à une bourse Fulbright. Après une maîtrise à l’université du Colorado, Yunus s’inscrit en thèse à l’université Vanderbilt, sous la direction de Nicholas Georgescu-Roegen, économiste controversé, connu aujourd’hui notamment pour ses recherches sur le thème de la « décroissance soutenable ». Une fois docteur en économie, Yunus obtient un poste à la Middle Tennessee State University.

L'indépendance du Bangladesh

En 1971, la guerre de libération du Bangladesh éclate. Yunus décide de soutenir les indépendantistes. Il participe à plusieurs groupes locaux en faveur de l'indépendance en réunissant des fonds et menant une campagne dans les médias. Il publie aussi un journal nommé Bangladesh Newsletter[7]. Avec d'autres bangladais résidant aux États-Unis, il crée Bangladesh Citizen's Committee. Puis ils créent le centre d'information sur le Bangladesh à New York. Par la suite, Yunus aide des officiers bangladais travaillant à l'ambassade du Pakistan aux États-Unis à s'échapper de l'ambassade. Il fut aussi un membre actif de Bangladesh Defence League créé par Fazlur Khan dans le but d'envoyer des armes et des munitions aux « Muktibahini » (combattants pour la liberté)[8]. Finalement, lorsque l'indépendance du Bangladesh est proclamée en décembre 1971, il décide d'abandonner son poste de professeur d'université et rentre chez lui en juin 1972, pour mettre ses compétences au service de son "nouveau" pays.

Les débuts de la Grameen Bank

Après avoir occupé le poste de sous-directeur à la Planning Commission du Gouvernement, où il se sent totalement inutile, il devient responsable du département d’économie de l’Université de Chittagong, construite en milieu rural. Selon ses mots, « Une terrible famine frappait le pays, et j'ai été saisi d'un vertige, voyant que toutes les théories que j'enseignais n'empêchaient pas les gens de mourir autour de moi »[9]. Il décide alors de s’intéresser au mode de vie misérable des villageois vivant à proximité de l’université.

Avec des étudiants, il crée un groupe de "recherche-action", dont les premiers travaux porteront surtout sur des questions agronomiques (implantation de nouvelles espèces de riz, notamment). Ce n'est que dans un second temps que Yunus en vient à penser qu'une grande partie des problèmes rencontrés par les paysans pauvres de Jobra (le village voisin de l'Université de Chittagong) tiennent à leurs difficultés d'accès à des capitaux. Leurs terres sont généralement si petites qu'elles ne peuvent constituer une garantie pour les banques. Restent les usuriers locaux, dont les prêts sont offerts à des taux d'intérêt (plus de 20% par mois) qui bien souvent achèvent de précipiter les emprunteurs dans la misère. C'est ainsi que le jeune professeur d'économie en vient à proposer un premier "micro-prêt" (quelques dollars) à quelques dizaines d'habitants du village, en utilisant son propre argent. L'effet de ces prêts au montant dérisoire s'avère rapidement très positif sur la situation matérielle des bénéficiaires. En outre, ces derniers remboursent sans difficulté leur bailleur de fonds.

Après avoir tenté d'impliquer une banque commerciale dans le lancement d'un premier programme de micro-crédit, Yunus décide de créer son propre programme. Celui-ci est officiellement mis en place en 1977, sous le nom de « Grameen ». C’est un succès immédiat, au Bangladesh tout d’abord, où la « Grameen » obtiendra le statut d’établissement bancaire en 1983, puis dans d’autres pays où le « modèle » s’exporte à partir de 1989. Aujourd’hui, près de 300 millions de personnes dans le monde bénéficient directement ou non de micro-crédits. La banque Grameen a par ailleurs considérablement diversifié ses activités depuis (industrie textile, téléphonie, production d'électricité par énergie solaire, ...).

La philosophie du soutien à l'économie informelle à travers le succès de la Grameen Bank pourrait se réduire à cette conviction évoquée dans un entretien au Journal Le Monde du 25/04/2008 : "Tout le monde espère gagner de l'argent en faisant des affaires. Mais l'homme peut réaliser tellement d'autres choses en faisant des affaires. Pourquoi ne pourrait-on pas se donner des objectifs sociaux, écologiques, humanistes ? C'est ce que nous avons fait. Le problème central du capitalisme "unidimensionnel" est qu'il ne laisse place qu'à une seule manière de faire : rentrer des profits immédiats. Pourquoi n'intègre-t-on pas la dimension sociale dans la théorie économique ? Pourquoi ne pas construire des entreprises ayant pour objectif de payer décemment leurs salariés et d'améliorer la situation sociale plutôt que chercher à ce que dirigeants et actionnaires réalisent des bénéfices ?"

Prix Nobel et autres récompenses

Yunus a reçu de nombreuses récompenses[10], dont la plus importante distinction du Bangladesh, Independence Day Award et le Prix Nobel de la paix. Mohammad Yunus a eu le très rare privilège d’être nominé à la fois pour le "Nobel d’Économie" et le Nobel de la Paix en 2005[11] avant d'obtenir finalement, conjointement avec la Grameen Bank, le prix Nobel de la paix le 13 octobre 2006 pour « leurs efforts pour promouvoir le développement économique et social à partir de la base » [12]. Yunus a déclaré qu'il utilisera la récompense d'1,1 million d'euro en ouvrant un hôpital ophtalmologique, une usine de traitement de l'eau ainsi qu'à financer une société d'agroalimentaire en partenariat avec Danone. C'est désormais chose faite avec la création d'une coentreprise portant le nom de Grameen Danone Foods. Cette entreprise repose sur un modèle d'entrepreneuriat social ou "social business" qui vise la rentabilité afin de pérenniser son objectif social et sociétal. Une première usine, a été construite à Bogra dans le nord du Bangladesh. Elle produit des yaourts dont l'apport nutritif correspond au déficit en vitamines et minéraux des enfants de la région sur la base d'études effectuées au sein de la population par l'organisation non gouvernementale Gain. L'usine, peu automatisée et de petite taille, a été conçue pour employer le plus grand nombre de personnes. La vente de yaourt est effectuée au porte à porte par les "Grameen ladies" déjà en lien avec la Grameen bank de Muhammad Yunus et désireuses d'améliorer leurs revenus. Une seconde usine devrait voir le jour en 2008 dans le cadre du fonds danone.communities aujourd'hui partie prenante avec Grameen Danone Foods.

Yunus a également reçu de nombreux titres honorifiques[13].

 

Film de Cinéma

Une fiction internationale de cinéma basée sur son aventure est en cours de production. D'initiative Française (Nicolas Jourdier et Christian de Boisredon), il s'agit d'une production européenne et hollywoodienne.

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