Mardi 23 décembre 2008
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AVERTISSEMENT : CE BILLET QUE JE VOUDRAIS PARTAGER AVEC VOUS EST ISSU DE L'AUTEUR SUIVANT : Gregory DOMOND, Ing. M.Sc E-mail :gregorydomond@hotmail.com Les nouvelles technologies de l'information
et de la communication (NTIC) nous apportent bienfaits et méfaits. Nous sommes tellement obsédés par les opportunités offertes que nous avons souvent tendance à oublier les risques encourus, les
crimes qui utilisent ces technologies comme canal de transmission pour nous atteindre. La cybercriminalité est un fléau qui n'épargne personne. Certains Etats s'organisent déjà pour y faire face, à
quel point sommes- nous exposés en Côte d’Ivoire ? Quelles sont les stratégies pour contrecarrer ces attaques cybercriminelles ? Définitions La cybercriminalité, c'est l'ensemble des infractions
pénales qui se commettent sur le réseau Internet. En d'autres termes, Le cybercrime, ou la cybercriminalité est un terme largement répandu pour décrire une activité dans laquelle les systèmes et
les réseaux informatiques sont un outil, une cible ou un lieu pour réaliser des activités criminelles. « La cybercriminalité est la criminalité ayant l'ordinateur pour objet ou pour instrument de
perpétration principale » Généralement parlant, si on considère la définition élaborée par le Collège canadien de police et d'autres sources de données de recherche (Carter, 1995; Davis et
Hutchison, 1997), il y aurait deux grandes catégories de cybercrimes. La première serait celle où l'ordinateur est l'instrument de perpétration. Elle comprendrait les crimes que les organismes de
maintien de l'ordre ont combattus dans le monde matériel, mais combattent aussi aujourd'hui de plus en plus dans le monde virtuel d'Internet, qu'il s'agisse de pornographie enfantine, de
harcèlement criminel, de fraude, de violation de la propriété intellectuelle ou de vente de substances ou de produits illicites. La seconde catégorie est celle où l'ordinateur est l'objet du crime.
Cette cybercriminalité consiste en crimes précis liés aux ordinateurs et à des réseaux. Ce sont de nouveaux actes criminels qui sont expressément liés à la technologie informatique et à Internet. À
titre d'exemple, citons le piratage ou l'utilisation illicite de systèmes informatiques, la défiguration de sites Web ou la création et la propagation malveillante de virus informatiques. Outre les
cybercrimes, il y a les crimes favorisés par l'ordinateur dont les auteurs utilisent l'informatique pour la communication et le stockage de documents et de données. Ce genre de criminalité ne
relève pas de la définition de la cybercriminalité que nous employons dans le présent rapport. Lorsqu'il est question de sources d'information policières et d'autres sources, les termes «
criminalité informatique », « crimes favorisés par ordinateur », « crimes technologiques », « cybercriminalité » et « criminalité par Internet » sont souvent interchangeables. La communication
définit la criminalité informatique dans un sens large, comme désignant toute infraction qui implique l'utilisation des technologies informatiques. Les notions de "criminalité "informatique",
"délinquance informatique", "criminalité de hautes technologies" et de "cybercriminalité" ont la même signification dans le sens qu'elles décrivent a) l'exploitation des réseaux de l'information et
de communication sans aucune contrainte géographique et la circulation de données qui sont intangibles et volatiles. La cybercriminalité comprend à fois des crimes particuliers faisant intervenir
des ordinateurs et des réseaux (comme le piratage), et la facilitation de crimes traditionnels grâce à l'utilisation d'ordinateurs (pornographie juvénile, crimes haineux, télémarketing frauduleux
via Internet). Outre la cybercriminalité, il y a les « crimes assistés par ordinateur », qui impliquent l'utilisation d'ordinateurs par des criminels pour les communications et l'entreposage de
documents ou de données. Bien que ces dernières activités ne soient pas nécessairement illégales, elles permettent aux autorités d'obtenir de précieux renseignements dans les enquêtes sur des
crimes véritables. La technologie informatique présente de nouveaux défis à la politique sociale à propos de questions telles que la vie privée, pour ce qui concerne l'exploration de données et les
enquêtes criminelles. Sur Internet, on peut être victime de : - fraude à la carte bleue (utilisation par autrui sans le consentement). - vente par petites annonces ou aux enchères d'objets volés ou
encaissement du paiement sans livraison de la marchandise. - diffusion d'images pédophiles, de méthodes pour se suicider, de recettes d'explosifs ou d'injures raciales. - diffusion auprès des
enfants de photographies pornographiques ou violentes. Historique Le terme « cybercriminalité » a été inventé à la fin des années quatre-vingt-dix, alors qu'Internet se répandait en Amérique du
Nord. Un sous-groupe des pays du G8 fut formé suite à une réunion à Lyon, en France, afin d'étudier les nouveaux types de criminalité encouragés par, ou migrant vers, internet. Ce « groupe de Lyon
» employait alors « cybercriminalité » pour décrire, de manière relativement vague, tous les types de délits perpétrés sur internet ou les nouveaux réseaux de télécommunications dont le coût
chutait rapidement. En même temps, et à l'initiative des membres du groupe de Lyon, le Conseil de l'Europe commença à rédiger un projet de Convention sur la Cybercriminalité [1]. Cette convention,
rendue publique pour la première fois en 2000, prévoyait un nouvel ensemble de techniques de surveillance que les organismes chargés de l'application de la loi estimaient nécessaires pour combattre
la « cybercriminalité ». Comment la cybercriminalité était-elle définie? La version finale de cette convention, adoptée en novembre 2001 après les évènements du 11 septembre, n'en proposait pas de
définition. Le terme était plutôt utilisé comme une sorte de fourre-tout pour désigner les nouveaux problèmes auxquels se trouvaient confrontés la police et les agences de renseignement, et
découlant des performances toujours meilleures des ordinateurs, de la baisse du coût des communications, et du phénomène Internet. Aspects de la « cybercriminalité » Selon la Commission européenne
le terme "cybercriminalité" englobe trois catégories d'activités criminelles : - les formes traditionnelles de criminalité, telles que la fraude et la falsification informatiques (escroqueries,
fausses cartes de paiement, etc.) - la diffusion de contenus illicites par voie électronique (par exemple, ceux ayant trait à la violence sexuelle exercée contre des enfants ou à l'incitation à la
haine raciale). - les infractions propres aux réseaux électroniques, c'est-à-dire les attaques visant les systèmes d'information, le déni de service et le piratage. Les principales infractions
traitées par la législation existante au niveau européen ainsi qu'au niveau national sont les suivantes: • atteintes à la vie privée: la collecte, le stockage, la modification, la divulgation et la
diffusion illicites de données à caractère personnel; • infractions liées au contenu: la diffusion d'images pornographiques, notamment la pédopornographie, de déclarations racistes et
d'informations provoquant la violence; • infractions économiques, accès non autorisé et sabotage: des infractions liées à l'accès non autorisé aux systèmes informatiques (piratage informatique,
sabotage informatique et diffusion de virus, espionnage informatique, falsification informatique ou fraude informatique); • atteintes à la propriété intellectuelle: atteinte à la protection
juridique des programmes d'ordinateur et des bases de données, du droit d'auteur et des droits voisins. Lutte contre la cybercriminalité Le caractère transnational de ce nouveau type d'activités
criminelles exige un renforcement de la coopération et de la coordination internationales. • la création d'unités nationales spécialisées (autorités chargées de l'application des lois et autorités
judiciaires); • la formation permanente et spécialisée du personnel de police comme du personnel judiciaire; • l'harmonisation des règles de comptabilisation en matière policière et judiciaire
ainsi que la création d'instruments adaptés pour l'analyse statistique de la criminalité informatique; • coopération entre les différents acteurs par la création d'une structure de lutte •
encourager des actions menées directement par les entreprises afin de lutter contre la criminalité projets dans le domaine de la recherche et du développement technologique La stratégie doit passer
par la lutte contre les contenus illicites, le traitement des contenus non désirés et préjudiciables, la promotion d'un environnement plus sûr et la sensibilisation. La situation d'Haïti face à la
cybercriminalité En Haïti, il n'existe pas même une loi pour réglementer le secteur des télécommunications et des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Comment peut-on
penser à l'existence d'une loi pour protéger contre la cybercriminalité ? La cybercriminalité n'est pas trop développée en Haïti à cause du niveau de développement du pays. L'expertise en
informatique n'est pas trop avancée, les réseaux de mafia ne sont pas trop spécialisés en Haïti. Le milieu haïtien est surtout victime de virus, de courriers non sollicités (spams), arnaques, vol
d'identité, utilisation non autorisée de cartes de crédit, etc. Beaucoup d'attaques cybercriminelles nous viennent de l'extérieur, elles utilisent le réseau Internet comme support pour atteindre
leurs cibles potentielles. Conclusion Si Internet permet à des centaines de millions de personnes d'accéder à d'innombrables informations, de vivre dans un village global simultanément, il a
également donné naissance à une nouvelle forme de délinquance : la cybercriminalité. La cybercriminalité se propage à travers des réseaux informatiques privés et l'Internet, ainsi personne n'est à
l'abri. Les statistiques sur la cybercriminalité sont alarmantes. « Les Etats -Unis d'Amérique » est un exemple où plus de 22 000 agressions électroniques sont enregistrées en 2001 contre le
pentagone, le FBI a de son coté recensé 5000 infrastructures vulnérables à la criminalité informatique capable de déstabiliser l'économie entière d'un pays. La fraude et l'escroquerie en ligne
prennent de plus en plus d'ampleur. D'après le Conseil de l'Europe, la fraude sur les cartes de crédit s'élève à quelque 400 millions de dollars par an et les dégâts causés par les attaques de
virus à près de 12 milliards de dollars. Si les autres Etats montent des garde -fous pour se protéger contre ce nouveau fléau mondial qu'est la cybercriminalité, les attaques n'auront d'autres
cibles privilégiées que les pays pauvres, faibles. A ce moment là, on pourra constater les dégâts de la cybercriminalité sur les systèmes faibles, donc des proies faciles. Doit -on insérer
certaines mesures pour faire face à ce fléau dans la loi en préparation ? Y aura-t- il provision dans la nouvelle législation sur les télécommunications contre la cybercriminalité ?